Moi à Radisson Blu hôtel 2 Février

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Mardi 21 Juin 2016, je me suis réveillé tout content parce que je devais visiter le plus grand hôtel de Lomé. Visiter ? Non, séjourner pendant le forum de l’investissement hôtelier.

Depuis la rénovation de l’hôtel 2 Février, devenu Radisson Blu hôtel 2 Février, nos médias nous rabattent les caquets avec des éloges sur la décoration intérieure et les innovations qu’on peut y trouver. Il fallait un avis extérieur. Un avis non manipulable, celui d’un autre expert, c’est-à-dire Moi.

Je devais donc aussi donner mon avis en tant qu’expert des questions hôtelières certifié par le Grand géomètre Togbui Sémévo (spécialiste des doubles et triples ventes, entourloupeur reconnu par le Tribunal de Lomé dans la vente des terrains dans le domaine public, que l’État vient casser après 5 ans, et qui fait des SDFs). Je n’attendais donc que ce moment où j’y ferais un tour pour donner mon avis d’expert.

En bon expert entrainé par Togbui bouboutô Sémévo, j’ai commencé à apprécier l’édifice de l’extérieur vers l’intérieur. Radisson Blu hôtel 2 Février a le mérite d’être financé à coup de milliards. Cet immeuble, s’il était tombé en ruine aurait été une perte énorme pour l’économie togolaise et pour le tourisme togolais. (C’était la minute Publicité. Place maintenant aux choses sérieuses)

C’est en arrivant à la salle Fazao réservée pour la circonstance que j’ai compris que le Togo commence à redevenir attrayant. Les grands investisseurs de Carlson Rezidor, Accor Hotels, Groupe Kalyan, Marriott, Kempinski etc… qu’on pouvait distinguer avec leur chemises de marque H&M, leur costumes de marque KARL LAGERFELD ou OLIVIER STRELLI et leur montres BREITLING, qui coûtent la peau des fesses, étaient dans la place.

Puisqu’à situation particulière, attitude particulière, je ne m’exprimais plus comme le Guillaume qui a fait le Cp1-A à Rabelais de Sokodé, la 3ème au Ceg-Agbonou et la Terminale au Collège Saint Albert d’Atakpamé. J’étais devenu le Guillaume, petit français de son état, habitué des toilettes du Lycée Français et de l’école Arc-en-ciel.

J’étais donc heureux de séduire ces Dames et Hommes du groupe IBIS quand je suis tombé sur une Dame.

Elle : Morning.

Moi : Morning.

Elle : Are you here for the AHIF ?

Moi : Yes. I am here for the Africa Hotel Investement Forum.

Elle : You have a hotel ?

Moi : No. Not yet.

Après 5 minutes de discussion, j’étais serein comme Akpala dans la sauce d’Adémè. Après 10 minutes, j’ai constaté que ma main gauche tremblait. Ça ne sentait pas bon du tout. A partir de cet instant, tout ce qu’elle racontait était de l’Arabe pour moi. Et je ne répondais qu’avec un < Yes > ou un < No >.

C’est ainsi qu’après quinze minutes de conversation, je me suis rendu compte que mon Anglais était aussi pauvre que le Franc CFA.

Si vous tombez sur des statuts écrits en Anglais ou que vous m’écrivez prochainement en Français et que je vous réponds en Anglais, ne vous affolez surtout pas hein…

Ça ne voudrait pas dire que j’ai rejoint mes cousins de l’autre côté de l’Atlantique. Oh ! Non… J’aime trop le Togo et les petits cadeaux qu’ils m’apportent pendant leur vacance.

Dites-vous plutôt que j’ai commencé des cours d’Anglais et que je m’entraîne avec zèle.

Bonne fin de semaine et bon weekend à vous.

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