Ma vie de couple

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Quand j’avais 14ans, j’étais mal fan d’une camarade togolaise. Elle, c’était Illétou. Intelligente, dur de caractère et trop sérieuse.

À 15 ans, j’ai intégré la diaspora malienne. Elle s’appelait Oumou. Je l’aimais pour sa forme, son humour et son teint.

À 16 ans, j’étais épris de Fatim, une sénégalaise. Elle me plaisait pour sa taille imposante et sa voix.

À 17 ans, j’étais devenu nationaliste. Je n’avais d’yeux que pour Emilie, une togolaise.

Des années plus tard, j’ai décidé de ne pas sortir avec des filles de teint clair. Elles te prennent la tête pour un rien, se prennent pour miss univers et se caractérisent par une indifférence indéboulonnable.

À l’Université, je manifestais une préférence pour les filles de teint noir, plus sensibles, plus ouvertes d’esprit mais qui au final, se révélaient compliquées.

Je m’amusais à le répéter souvent à mon meilleur pote : azé, façon on est noir, même intelligent, on arrive pas à nous supporter en couple. Si seulement on était un peu clair… ????

Pendant mes périodes de stage, j’ai opéré un revirement en choisissant des filles de teint clair parce que je ne voulais pas avoir des garçons trop noirs qui subiraient les mêmes déboires que moi. Plus ils seront clairs et mignons , mieux ils auront des chances en relation.

L’eau a coulé sous les ponts, aujourd’hui, je me rends compte que la stabilité d’une relation n’a rien à avoir avec le teint, la forme, l’ethnie, la voix, la nationalité, etc… Mais que tout se résume en un mot : la MATURITÉ.

La maturité d’accepter l’autre avec ses défauts, la maturité de relativiser quand il y a des sujets fâcheux, la maturité de faire des concessions en discussion, la maturité d’un dépassement de soi, la maturité de se fixer des principes, la maturité de constatemment craindre DIEU.

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